A Love Supreme

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mercredi 23 mai 2007

L'aube aussi ...

Alors on est d’accord
Chacun son spectacle
Reculez
Reculez
Restez derrière les barrières
Ramassez votre marmaille
Ma chair mon sang
Du grand spectacle
La danse du grand singe
Je suis la reine du faubourg
Le vitrier voyeur
Reculez vos gros culs
Y a du sentiment méchant
Il faut des grands yeux pour vivre ici
Il faut des grands yeux pour tout voir
De la tête au pied.
De la pente douce à la falaise
Il n’y a qu’une vie
Rien qu’une imprudence
Rien qu’un saut
Juste un ange
Reculez
Je suis le plus blanc
Sur cette place vide
A compter mes pas
Pas à pas
Mon ombre est à la bourre
Revenez chaque jour
Je luis là
Déchu.

jeudi 17 mai 2007

118 de QI il disait le docteur...


Ce n'est pas que je radote en republiant ces deux textes.
Juste comme un besoin d'en finir.
Il y a des jours comme ça ou tout va très mal.
Il faut justifier des choses
Essayer de se faire comprendre
Au debut tout va bien avec une logique de merde,
On s'en sort souvent sans trop de bobos.
Des fois non ...
Soudain a touiller la boue de sa propre vie...
Les images se mettent en place...
Mais là en fait il n'y à pas d'image réelle.
Juste des souvenirs de gestes furtifs
Les yeux a demi clos dans la nuit
De mains qui frôlent
De mains qui écartent
De souffle dans le cou
De choses tièdes
Qui est là contre moi?
Je dors.
J'ai quel age?
Je ne sais pas?
J'ai quel age aujourd'hui?
Je ne sais pas.
Je sais que je vais en mourir
Comme ça
Tranquillement
Je dors.

Retour de manivelles

Je vais te tuer !


J'ai une haine de pacotille
Une haine de pleurnicheur
Je la voudrais
Droite et solide.
Une érection.
Je voudrais ma haine
Une baïonnette
Du sang sur mes mains.
Une haine de toute la nuit.
De toute la vie.
J'ai une haine d'enfant
Qui s'endort
Dans les bras.
Une haine d'enfant
Souriant
Devant son bol
De chocolat fumant.

Cependant…





Cependant…




Cependant je finissais là
Je voulais dire :
Souriait-il vraiment ce petit garçon
Ou restait-il le nez plongé dans son bol ?
Pouvait-il seulement
Relever la tête,
Affronter ce regard
Qu'il savait juste en face de lui
A cette table
De cette minuscule cuisine
Où nous étions si nombreux.
Le pire, pouvait l'atteindre aussi
En tentant de braver sa peur,
Pas de regard du tout.
Rien tu as rêvé…
Alors oui il resterait
Le front baissé
Les cheveux fermant l'horizon
A la lisière de son bol.
De toutes façons …
La gifle allait tomber
Comme chaque matin
Quand viennent les haut-le-cœur
Avec cette crème épaisse
Qu'il ne peut avaler
Alors il pourra laisser couler ses larmes.


Textes en ligne depuis 2004 "Ne rien apprendre"

Fuir un peu

Les jours fériés c'est comme ça
Personne...
Je me réveille
5h 47
Je suis mal barré là
Très mal...
Le souffle de la radio
La pluie dehors
Et ces acouphènes...
Et ce manque...
Je suis là ou je ne veux pas être
Il n'y à personne
La machine enfonce ses aiguilles
Chaque jour un peu plus
J'en veux à ma raison
De ne pas tenir le choc
Je veux fuir...
Me réfugier dans la forêt de Lanouée
Me perdre
Me tremper sous les feuilles
M'allonger contre un tronc mort


Dans la forêt il y a cette place
Grande place forestière
Et ces allées qui partent
Et ces horizons...
Et je tourne ...je tourne ...derviche...
A m'écrouler...

samedi 5 mai 2007

Tata

Bon je précise…vous voulez que je vous dise ? Les combines je les connais toutes, le début c’est lumineux quand même il faut bien le dire.
Après c’est certain ça vire ritournelle à cravache.
Peut faire des vers …des strophes …Des trucs à rangements quoi . Voila les mots à sentiments .Bien là dans l’ordre qu’il n’y ait pas de malentendu .
Par exemple j’ai dit :
-Tu me brises
-Reviens ! Reviens là….
-Prends ma main…colle là sur ton sein…que je sente le crépitement de ton sang.
-C’est unique ces sifflements quand tu me dis Je t’aime.
Voilà c’est ça l’histoire le lapin pend par les pattes antérieures , accroché au fil à linge, le sang coule de son œil, toute la famille sera là d’ici quelques heures.
Ce sera un déjeuner champêtre . Un beau déjeuner champêtre , si par bonheur le beau temps promis est là au rendez vous.
L’oncle arrivera en premier c’est certain. Sa femme sans nom et ses enfants par taille.
Un jour de fête, il y a longtemps, je l’entendais , dans le cagibi du fond, elle disait « Baise moi ! Baise moi !»
L’oncle racontait comment il avait manipulé le vendeur pour récupérer 3000francs sur le prix de sa R16TL.
Elle avait un tel regard…
Elle ne l’a plus
Même plus de nom
Tata.
Dans sa main elle cachait un mouchoir, après.
J’étais assis sur le gros banc de bois juste a coté d’elle.
Sa main repliée sur le mouchoir posée là entre nous deux.
Contre ma cuisse.
Elle rattrapa un mot à la traine…
Sa voix tremblait quand elle replongea dans la conversation de ce Dimanche midi .
Mon père arriva avec le plat de civet d’une main et une cigarette dans l’autre .
Quelqu’un a dit :
-Enfin !

L’après-midi nous sommes allés à la mer

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