A Love Supreme

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vendredi 23 juin 2006

La chair me parle

On ne peut pas être heureux tout le temps
C'est certain
Il n'y à pas de formule
Mais parfois
Y'a de l'abus
De bonheur
Comme de malheur.
Bien ennuyeux en fait.
Je vais vous dire
Le bonheur :
C'est juste du sexe.
Bon le sexe en ce moment
On peut pas dire que j'en abuse
Mais qdm
Quand je pense
Comme un con
" Ah ben j'suis heureux!"
C'est certainement qu'il y' a du sexe
De la tendresse
De la caresse
Du désir
Et tout et tout
Pas loin
Ca dure pas longtemps.
Bien entendu il ya des malins
Qui se disent qu'avec un contrat
Le bonheur on l'a sous la main
Mais là ...faut voir.
Laisser la lumiére
Sur ce bonheur là
Au bout d'un moment on peut éteindre.
Et puis j'en sais rien
De la médisance...
Juste que cà fait bcp de mots
Pour oser dire
"J' ferais bien l'amour moi tiens
Comme ça
Ce matin
Au soleil
J'aime bien ca sentir le soleil sur mon dos
Mais c'est selon
Si tu as froid"
Et puis je peux aussi aller à la plage
Mais le bonheur
C'est pas la plage
Je vous le dis tout net
Les estivants ils repartent
Toujours
Les estivantes aussi
Toujours...

lundi 19 juin 2006

J Anquetil et R Poulidor sont'ils des extraterressss

Je sens que vous voulez que je vous en parle.
Parle
De mes traumatismes d'écolier
Vous voulez hein?
Non?
Si?
Bon je raconte alors.
C'était pas une maitresse
C'était un maître
Un curé
Un abbé même.
Vous savez ce genre de curé la trentaine beau mec
Celui qui fait trembler toutes les vierges du coin
Et y'en avait
Bon c'est pas mon propos
C'est même limite médisant...
Alors ce maitre il avait une grande gaule.
Une gaule en bambou
Une ligne quoi bordel...
Chez nous on ne dit pas une canne à pêche
C'est pour les parigots ça.
Chez nous c'est une gaule.
Bon là c'était une gaule pas montée
Il n'allait pas à la pêche non plus...
Putain vous comprenez rien.
Cette grande gaule lui servait de trique
Pour nous dresser
Nous punir.
De son estrade il pouvait atteindre le fond de la classe
Sans bouger
Bing sur la tête du bavard caché derriére son camarade
Alors vous comprenez... les derniers.... au fond
Ils en prenaient...Et reprenaient...
Pas le premier rang
C'était pas techniquement possible
Et pas du tout nécéssaire
Ben non...
Alors vous vous imaginez quoi?
Que j'avais le crâne plein de bosses?
Non?
C'est nul de penser ça
J'étais toujours premier
Très rarement deuxiéme
La deuxième place était intolérable dans mon éducation
C'est à partir de la seconde place
C'est là que j'en prenais plein la gueule
J'en avais rien à faire de la gaule du curé.
A la maison il y avait tout ce qu'il fallait.
C'est plus là mon traumatisme
Voyez vous
Vous voyez?
Ben non vous voyez que dalle
Circulez y'a rien à voir.
Demain je vous parlerai des institutrices
Celles qui ont partagé leur lit
Avec moi
Aussi...

samedi 17 juin 2006

Alors?

J'ai rencontré Pierre Drachline, au coin du bvd St Michel
Devant Cluny,il vendait un recueil de poemes.
Un bouquin édité à "compte d'auteur""
C'est comme ça qu'on fait
Quand personne ne veut vous publier.
C'était dans le milieu des années 70.
"Sueur aux lévres
Cheveux hérissés de barbelés
Ils avancent
En rangs serrés"
Il y avait un texte qui commençait comme ça.
J'aimais bcp ..."Ca me parlait"
Un autre jour nous avons discuter d'autres choses
D'Artaud
Du travail et de l'esclavage...
Maintenant il est directeur des Editions du Cherche Midi non?
Voilà
Ce que je voulais dire, c'est que la parole...
Nous pouvons tout dire pourtant...
Tout
Mais nous ne disons rien...
Toute la technologie à notre service
Nous sommes muets.
Nous sommes muets car nous sommes sourds.
Je veux dire qui si il y avait eu 100 Drachline au coin de St Michel
Je ne me serais pas arreter.
Je ne l'aurais pas pas entendu.
Si il écrivait un blog aujourd'hui???
Au mieux il serait dans mes "marques pages"
C'est terrible ça pour un écrivain:
Marque page...
Je m'ègare
Je noie le poison
Je sais ce que je voulais dire
Ma propre lacheté m'écrase
Tout m'emmêle.
J'ai à dire vous savez
J'ai à dire...
Mais à qui
J'écoute?
Comme à l'école:
- Votre camarade doit avoir des chose à dire alors il va venir sur l'estrade!
Alors je me retrouve sur l'estrade
La tête basse
-Non M'sieu...J'ai rien à dire...
-Alors retourne à ta place!
Et voilà l'histoire de la vérité et de la bouche des enfants...
Et la machine...
Et la machine...
- Tu vas pas la fermer?
Si j'étais courageux...

lundi 5 juin 2006

Vacancier

Et puis voilà
Je pars en vacances
C'est comme ça
Peut-être que je ne reviens jamais
Les gens meurent comme ça
Ils ne reviennent jamais
Leur place est vide
Comme à l'école...
- Votre camarade ne reviendra plus.
- Pour toujours?
- C'est cela . Pour toujours.
Un petit moment de silence
On s'interroge du regard
On fait la moue de celui qui ne sait pas
Hausse les épaules
Impuissant.

vendredi 2 juin 2006

En ce 11 Novembre

Oui...Bon ...Quoi?
Je ne suis pas bavard ?
Et alors?
Et alors...
Je ne suis pas libre.
Pas du tout .
Je dis :
"Ouai ma liberté...patin coufin
J'y tiens comme a la prunelle
De mes yeux..."
En fait je suis à moitié miraud
Pas plus loin que le bout de mon nez
Que je vois
Sur le bout de mon nez y'a des poils
Où elle est ma pince à épiler?
Hein?
Ou épile-t-elle Esthelle?
Ce sont là mes préocupations?
Non en fait j'en ai d'autres
Plein
Mais je ne suis pas libre.
Libre d'en parler,
Cela pourrait être retenu contre moi
Comme disait ...
Mais si ça marche.
Tenez ...
Les oreilles recommencent à grandir a 45ans
C'est prouvé
Scientifique sur tf1
J'entends pas mieux.
Et puis ca change quoi
Elles peuvent bien continuer a grandir...
De vrais paraboles...
Ce que je veux entendre...
Juste des murmures
Des chuchotements
Des mots secrets
Ma liberté?
Tes secrets...




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